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LaSélection
 

chamillionaire - ridin

Aux Etats-unis, Chamillionaire est la nouvelle sensation rap du moment. Avec des featurings très intéressants (Lil'Flip, Pastor Troy...) et déjà plus d'un million d'exemplaires vendus outre-atlantique, "The sound of revenge" n'a pas l'air de recevoir le même accueil en France. Même si l'album est assez inégal et le son un peu trop "formaté", le flow de Chamillionaire réhausse le tout. "The sound of revenge" n'est pas (personnellement) le meilleur album de rap américain du moment mais "Ridin", le single, en featuring avec Krazie Bone, est (toujours personellement) une petite bombe musicale. A écouter maintenant...



 
 

the roots - game theory

Quand je pense qu'entre toutes les sorties d'albums et donc tous ces achats, j'en ai oublié de parler d'un des meilleurs disques de rap de cette rentrée. Après cette chronique ce sera chose faite...

Il y a des albums que l’on attend avec impatience. Comme un petit garçon attend le Père Noël. Et The Roots c’est un peu le Père Noël des amateurs de hip-hop. Et pour le coup, le 28 août, c’était un peu Noël avant l’heure. Venus de Philadelphie, les 6 rois mages du hip-hop ont livré leur nouveau testament. « Game Theory », tel est son nom, est sans aucun doute, le disque rap de cette rentrée. Mais avant de parler de l’album, petit rappel bio du groupe.
En 87, Black Thought et "?uestlove" (de son vrai nom Ahmir Thompson) étudient ensemble à ensemble à la Philadelphia High School for Creative Arts. Mais surtout ils se retrouvent le soir pour jouer de la musique. Peu à peu ils se font connaître de la scène musicale de Philadelphie et bon nombre de musiciens les sollicitent pour les accompagner. Du coup, ce duo se transforme en vraie formation avec notamment Scott Storch au clavier et Malik Abdul Basit-Smart au chant. The Roots n'est pas une formation fixe et immobile. Des artistes l'intègrent, puis partent tandis que d'autres la rejoignent. C'est d'ailleurs cet état d'esprit qui fait que ce groupe arrive sans cesse à se renouveler. Ce mouvement perpétuel permet de créer de nouvelles sonorités grâce aux influences de chacun.
Une autre qualité de The Roots, et non des moindres, est qu'ils ont mis au placard la boîte à rythmes et les sons synthétiques. L'acoustique les intéresse plus. Lors des sessions en studio, ils enregistrent leurs albums comme s'ils étaient sur scène, en échantillonnant leurs instruments en live.
Revenons à l’album. "Game Theory" est encore meilleur que les précédents. Chose rare dans la musique pour qu’on le remarque. Dès les premières mesures on reconnaît le style underground de The Roots. Le son est grave, sombre et mélangé à des rythmes plus funky, donnant à chacun des 13 chansons une musicalité incroyable. Sur des titres comme « Don’t feel right », « Game theory » ou bien encore « Can’t stop this », des breaks musicaux débarquent sans prévenir et leur donnent un nouveau visage.
On ne peut que s’incliner devant la qualité de ce nouvel album. Et le fait que The Roots soit produit, pour la première fois, par Jay-Z (via son label Def Jam), ne modifie en rien le génie du groupe.

En écoute : "Game Theory"


 
 

le bootleg du lundi (by ben double m)

bootleg.jpg

Daft Punk "Digital Love" vs. The Jackson 5 "I want you back"
by Ben Double M





 
 

pierre lapointe - la forêt des mal-aimés

Il est des disques qui vous repoussent, qui vous attirent, qui vous intriguent, dont vous ne savez pas trop quoi penser à la première écoute. Et puis au fil du temps et des chansons, vous entrevoyez tout le charme qui entoure ces albums. "La forêt des mal-aimés" fait partie de ceux-là. Et croyez-moi, vous ne devrez pas vous fier à votre première impression.


Pierre Lapointe, l'auteur de cet o.m.n.i (objet musical non identifié) est québécois. On est loin des "coups de gueule" de Céline Dion ou de Garou. Artiste à part entière, Pierre Lapointe ne se considère pas comme un simple chanteur. Autour de ses chansons il crée un univers envoûtant qui donne l'impression de ne plus faire partie de la réalité. On s'évade comme Alice aux pays des merveilles.

Son premier album a été un formidable succès outre-atlantique et aujourd'hui, il se lance à la conquête de l'Europe. Au départ, "La forêt des mal-aimés" est un spectacle musical. La première fois que j'ai écouté l'album, je me suis d'ailleurs demandé pourquoi Pierre Lapointe n'en ferait pas une comédie musicale (sans savoir que c'était chose faite).

Quand on pénètre dans "La forêt des mal-aimés", on se sent vite oppressé. La musique nous accueille comme si l'on attérissait dans un lieu hanté. Les orgues nous donnent l'impression que l'on peut croiser Dracula à tout moment.
Dans cette forêt, on se sent un peu comme le petit Poucet. Perdu dans un lieu à la fois magique et fantomatique. La joie, la tristesse, le mal d'amour, le remords, la nostalgie font partie des sentiments et des sensations qui suivent l'auditeur. Et quand on arrive au "27-100 rue des partances", on croit apercevoir un rayon de soleil mais on se rend compte que l'auteur nous raconte le souvenir d'un amour enfantin perdu. Un amour heureux, certes, mais qui aujourd'hui n'existe plus.

L'album est beau, magnifique. Rares sont les disques qui m'ont à ce point touché. La musique que j'aime est celle qui me permet de m'évader, de faire mes propres films dans mon esprit. Et ce disque me l'a permis.

"La forêt des mal-aimés" est une formidable réussite, où la musique et les textes se marient parfaitement. Pierre Lapointe est, à n'en pas douter, un artiste complet et doué qui mériterait que la France l'adopte comme elle a adopté d'autres artistes canadiens.


Bienvenue "dans la forêt des mal-aimés où chaque arbre est un membre oublié, ou chaque feuille une âme délaissée..."

En écoute : "L'endomêtre rebelle"


 
 

ok go - oh no (cd import)

Je vous parlai d'eux hier et me voilà avec leur album dans les mains. Mais l'import car la sortie française n'est prévue que pour le 25 septembre. Tout d'abord, je tiens à m'excuser auprès de mes lecteurs et des fans de musique, Ok Go n'a pas qu'un album à son actif. "Oh No" est en fait le deuxième opus du groupe, après "Ok Go", album éponyme, sorti en 2002. Voilà, j'ai réparé mon erreur.


Derrière ce groupe se cachent 4 mecs au style 60's (comme beaucoup de leurs compères en ce moment) qui ont le rock dans le sang. Mais pas un rock sérieux et rigoureux. Plutôt un rock festif, légèrement immature et barré (surtout quand on voit les clips du groupe...). Dès les premières minutes du disque on sent les influences de Franz Ferdinand, des Strokes, ou de Bloc Party. Même si il y a moins d'originalité dans la musique de Ok Go que dans celle des groupes précédemment cités, leur rock est à la hauteur de nos attentes (ou du moins des miennes).

En écoute : "Let it rain"


 
 

ok go

Retenez bien ce nom car il ne me semblerait pas étrange que l'on reparle bientôt de ce groupe de rock. Ok Go sortira son premier album intitulé "Oh No" le 25 septembre. En plus d'un rock joyeux et dansant, le groupe fait des clips plein de génie malgré une incroyable simplicité. La preuve en image (admirez le plan séquence de 3 minutes!!)...

 
 

le bootleg du lundi (by dj zebra)


Daft Punk "Da Funk" vs. Louise Attaque "Si cétait hier"




plus de dj zebra sur : djzebra.free.fr

 
 

peter, bjorn & john - writer's block

Trio venant de Suède, Peter, Bjorn & John pourraient être les descendants des groupes pop-rock des années 60/70...
Porté tout l'été par le single "Young folks", hymne pop frais et léger, j'avais hâte de découvrir le reste de l'album. Et je ne fus pas déçu. Certains disent que ce groupe chantent "à la manière de...". Faut-il à chaque fois que la musique soit innovante si elle est bonne? Je ne pense pas.


Peter, Bjorn & John
mélange subtilement des sonorités rock et pop avec des accents "vintage" qui rendent leur musique parfois triste et grave, parfois joyeuse et légère.

A l'écoute de l'album, il est évident que "Young folks" est la meilleure chanson de l'album (grâce notamment à la présence de Victoria Bergsman, ex-chanteuse des Concretes), mais "Writer's Block" reste un très bon album pop.

En écoute : "Young folks"


 
 

charlotte gainsbourg - 5:55

Je ne vais pas vous refaire la bio de Charlotte Gainsbourg. Ni vous dire que « 5 :55 » est son premier album solo depuis 20 ans. Depuis « Lemon Incest », duo chanté avec son père, et « Charlotte Forever », premier véritable album réalisé, une fois encore, avec son père. Je ne vous rappellerai pas non plus qu’aux manettes de cet album se trouvent Air, Nigel Godrich (Radiohead, Beck…), Neil Hannon (The Divine Comedy) ou bien encore Jarvis Cocker (Pulp).Et puis est-ce bien nécessaire de préciser qu’en à peine plus d’une semaine, Charlotte Gainsbourg est déjà disque d’or.

Je vous dirais simplement que « 5 :55 » est un album atmosphérique où l’on retrouve les sonorités de Air et qui, grâce à la voix fragile de Charlotte, gagne en intimité. La tristesse et la joie s'affrontent sans véritablement se départager. La chanteuse ne cache pas qu’elle souhaitait donner à son album une ambiance joyeusement mélancolique. On ne se lasse pas d'écouter cet album à l'ambiance nocturne, sorte de petite musique de nuit qui vous accompagnerait durant une nuit d'insomnie ou lors d'un voyage sur une route d'Amérique éclairée par de simples restos routiers.

Et quand on arrête le disque on aime à espérer que Charlotte Gainsbourg n’attendra pas encore une vingtaine d’années avant de donner une suite à ce bel ouvrage musical.

En écoute :
"Little monsters"


 
 

une soirée sur taratata...

Hier soir, quoi de meiux que d'écouter des artistes d'horizons différents en live. L'occasion n'est pas si fréquente pour qu'elle se rate. Du coup me voilà parti du côté de la Plaine Saint-Denis pour l'enregistrement de deux émissions de Taratata. Et ce qui est bien avec cette émission c'est que l'on n'a pas de mauvaises surprises. Sur une heure d'émission (c'est la nouvelle formule), on sait que l'on va passer au moins 45 minutes à prendre son pied musicalement. Me voilà caler dans le public, entre deux hommes (je crois que ça n'arrive pas qu'à moi) et avec la chaleur du plateau c'était ambiance hammam. Quand on est habitué aux coulisses des plateaux télé (mes amis comprendront), ça fait tout drôle de se retrouver dans le public. Mais bon, heureusment, l'ambiance était amicale et chaleureuse (genre 45°).

Mais passons... Au programme d'hier soir que du bon : Charlotte Gainsbourg (que l'on voit partout mais on ne s'en lasse vraiment pas), Orson, Donavon Frankenreiter, Abd Al Malik, The Pippettes, Bénabar, Laurent Voulzy, Patrice... Bref tout ce que j'aime et que j'écoute... Et une admiration toute particulière au duo Patrice/Donavon Frankenreiter qui ont repris "Imagine" de John Lennon. Une grande leçon de musique...

Voilà. Fin de l'enregistrement vers 1h du matin (2 heures de retard) mais que la soirée fût bonne. Un grand merci à ma chérie pour les invit'.

 
 

le bootleg du lundi

Le bootleg c'est bien à écouter mais c'est aussi bien à regarder...
Cornershop "Brimfull of Asha" vs. The Baha Men "Who let the dogs out"


 
 

the kooks - crazy (gnarls barkley edit)

Ceux qui ont suivi mes deux précédents blogs connaissent mon engouement pour la musique du duo DangerMouse/Cee-Lo, plus connu sous le nom de Gnarls Barkley. Mais cette fois-ci je ne ferais pas l'éloge de leur album mais plutôt de la reprise accoustique guitare/voix que les Kooks ont fait dans les rues de Paris. Cette version arriverait même à nous faire oublier l'original.

 
 

don't forget the classics !

Don't forget Michaël Jackson et "I wanna be where you are". Une chanson de l'album "Got to be there" qui date de 1972. On l'entend trop rarement malheureusement...



 
 

brasil do futuro by rémy kolpa kopoul

On vient de sortir des vacances et comme un malheur ne vient jamais seul, il aura fallu attendre la reprise du boulot et la rentrée des classes pour que le soleil refasse son apparition. On regrette un peu les vacances. Mais heureusement que la musique peut ensoleiller nos souvenirs. C'est le cas avec cette compilation que Rémy Kolpa Kopoul à réalisé. Et cet homme a du goût. D'un certain âge, ni vieux ni jeune, RKK est l'un des premiers journalistes, à la fin des années 70, à s'être intéressé aux musiques du monde et notamment en provenance du Brésil. Si le grand public ne le connait pas (encore), sa voix est néanmoins bien connue des auditeurs de Radio Nova. En ce début de Septembre, RKK nous livre donc une sélection brésilienne de 17 titres qui sentent bon le mojito et la plage de Copa Cabana. Des mélodies douces et ensoleillées qui raviront certainement les amateurs de cette musique et qui intriguera les "incultes".

En écoute : Curumin - "Tudo Bem Malandro"


 
 

the russian futurists - me, myself & rye (an introduction to...)

Avec cet album, Matthew Adam Hart, l'homme qui se cache derrière The Russian Futurists, nous livre une compilation des meilleurs morceaux de ses trois précédents albums. Une bonne chose pour ceux qui ne connaissent pas du tout cet artiste car il faut dire que "Me, Myself & Rye..." est l'un de ses albums dont la presse spécialisée a le plus parlé.

Musicalement, The Russian Futurists est un doux mélange d'électro et de pop. Des titres d'une simplicité étonnante mais qui touchent à chaque fois. C'est comme si un groupe pop des années 60 avait fait un bon dans le temps d'une quarantaine d'années et qu'il avait découvert l'électro. D'ailleurs, Matthew Adam Hart revendique ses influences sonores des années 50, 60 et 80.

"Me, Myself & Rye..." est donc un très bon album et une très belle compilation qui donne envie de s'intéresser à la discographie de Matthew Adam Hart.

En écoute : "Precious metals"


 
 

le bootleg du lundi (by dj zebra)


Cali "Je m'en vais" vs. U2 "With or Without you"

by dj zebra





plus de dj zebra sur : djzebra.free.fr

 
 

LaSélection de septembre

Alors que le mois de juillet a été plutôt pauvre en sortie de disques - vacances obligent - la fin du mois d'août a été beaucoup plus riche : The Roots, Amp Fiddler, Charlotte Gainsbourg...

Avec sa playlist du mois de septembre, LaSélection voulait vous laisser encore la tête aux vacances mais à l'écoute des dernières nouveautés, il semblait incontournable de vous les faire partager. Voici donc une playlist de 20 titres extraits d'albums sortis, pour la plupart, entre mai et aujourd'hui. Et encore, il en manque... Mais il était indispensable que certains titres, comme Cibelle, Pete Kuzma feat. Bilal ou Corinne Bailey Rae, vous rappellent la douceur et le calme des vacances...

Bonne écoute et n'hésitez pas à me laisser vos commentaires.
Au fait : LaSélection de septembre se situe dans la colonne de gauche


01 jehro - everything
02 abd al malik - soldat de plomb

03 bharati - bolei chudiyan (remis by dr.jekyll & mr.hyde)

04 charlotte gainsbourg - the operation

05 cibelle - green grass

06 jay-dee - baby (feat. madlib & guilty simpson)

07 corinne bailey rae - trouble sleeping

08 jurassic 5 - back 4 u

09 miossec - la facture d'électricité

10 orson - no tomorrow

11 outkast - pj & rooster

12 sufjan stevens - the man of metropolis steals our hearts

13 pete kuzma - high & dry (feat. bilal)
14 pharrell - angel

15 phoenix - consolation prizes

16 psapp - tricycle

17 raul midon - keep on hoping

18 razorlight - in the morning

19 the roots - game theory

20 bloc party vs. ilona - banquet est un monde parfait