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LaSélection
 

le bootleg du lundi (by sebwax)


Bloc Party "Banquet" vs. Ilona "Un monde parfait" - Banquet est un monde parfait





 
 

snoop dogg - vato (the blue carpet treatment preview)

2 ans apès l'excellentissime "Rythm & Gangsta - The Masterpiece", Snoop Dogg revient avec un nouvel album, "The Blue Carpet Treatment", disponible le 21 novembre. Il nous avait fait gentiment patienter avec un best-of et un album-concept avec lequel il nous invitait dans sa paroisse ("Big Snoop Dogg presents Welcome to tha Chuuch- Tha album"). Enfin le revoilà en solo, toujours avec son ami Pharrell aux commandes de la production. Un single et un clip circulent actuellement en guise de promo.

Le single, "That's That", est un featuring avec R.Kelly. Il apparaît nettement que depuis deux albums, Snoop Dogg s'éloigne un peu du son Gangsta-Funk (mélange de rap et de funk) qu'il avait créé pour se rapprocher des sonorités hip-hop des Neptunes : sobriété et efficacité.
Le clip intitulé "Vato" raconte l'histoire d'une histoire de rue qui dégénère. En featuring avec B-Real de Cypress Hill ("Vato" signifiant "homeboy" en latino, il était normal que le chanteur d'un des plus grands groupes de rap latino donne la réplique à Snoop), "Vato" laisse présager un album tout aussi parfait, tant dans le flow que dans la production, que le précédent.

Il ne nous reste qu'à prendre notre mal en patience...


 
 

paolo nutini - these streets

Après l'avoir vu hier en show-case au Paris Paris, revoilà le jeune Paolo Nutini sur la scène de notre plateau télé. Autant dire qu'au bureau son disque tourne pas mal et le voir trainer ses 19 ans et sa voix cassée de bluesman sur le plateau de notre émission est un vrai bonheur. Bref, passons...

Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce chanteur, rappel bref sur sa bio. Paolo Nutini est irlandais et n'a que 19 ans. Jusque-là rien de fantastique mais il faut l'entendre chanter. Ce jeune homme possède une voix incroyable. Pas trop grave mais légèrement cassée à l'image de celle des bluesman et soulman des années 50 et 60. C'est donc avec cette voix et un physique de beau gosse (il y a des mecs qui vous énervent quand même...) qu'il sort son premier album intitulé "These streets". Et c'est avec les yeux fermés et la tête baissée, comme si il portait à lui seul tout le poids de ses chansons, qu'il nous chantonne ses ballades pop-folk-blues.

Paolo Nutini ne fait pas dans l'originalité mais ses musiques sont efficaces et laissent penser qu'il ira loin. C'est tout ce qu'on lui souhaite en tous cas. En Irlande le succès est déjà acquis avec plus de 500 000 albums vendus.

Je me permettrais tout de même une petite remarque : "Hey Paolo! T'approche pas trop de ma copine... Merci, t'es sympa..."


En écoute : "Jenny don't be hasty"



 
 

get back to the dance

Bass Bumpers - The music got's me





Oubliez le côté rétro de ce titre et remémorez-vous vos jeunes années durant lesquelles vous bougiez votre corps frêle et boutonneux sur le béton des garages, lors de boums endiablées.

 
 

le bootleg du lundi (... même si on est mardi)


Anita Ward vs. B-52's vs. N*E*R*D* - Ring my bell in the N*E*R*D shack





 
 

sean lennon - friendly fire

La voix de son père, le visage de ses parents, John et Yoko, Sean Lennon est pourtant un artiste à part entière. Même si son premier album ne lui a pas permit de connaître le succès, "Friendly Fire" corrige cette erreur. Et les journalistes vont bien devoir apprendre à ne plus le considérer comme le fils de son père mais comme un chanteur/compositeur de talent.

"Friendly Fire" réunit une dizaine de titres tous aussi beaux les uns que les autres. On a l'impression que Sean Lennon se présente sans trop vouloir nous déranger. Comme si il nous disait "Euh excusez-moi de vous déranger... Voilà je fais de la musique, c'est plutôt pas mal... Je peux vous faire écouter?" Mais bien sûr Sean que tu peux. Allez viens, assis-toi et chante. Et on l'écoute avec plaisir. Sa voix est fragile et ses mélodies douces et sublimes où tous les instruments s'accordent à merveille, de la guitare au plus petit tintement de carillon. "Friendly Fire", porté par le single "Dead Meat", est une grande réussite, "même si quelques titres font penser à ceux des Beatles" (dixit Florence)... Mouais, et alors, ça reste un très bel album...


En écoute : "Friendly fire"

 
 

grand corps malade en concert


samedi, avec ma chérie, je suis allé au concert de grand corps malade
c'était mieux que de rester chez nous à manger une salade
20h15, nous voici devant le bataclan

nous nous mêlons à la foule de gens

une place en trop il faut essayer de la revendre

mais les temps sont durs pour la vente, nous sommes au regret de l'apprendre

à l'intérieur du bataclan il y a pas mal de spectateurs

contrairement à d'autres concerts, on a pensé à brancher les ventilateurs

une population cosmopolite prend place dans la salle

des petits des grands, toutes les générations se mélangent et s'installent

en première partie, un mec qui fait du stand-up dont j'ai oublié le nom

la salle est réceptive et le gars est loin d'être bidon
il me fait mourir de rire et ça fait plaisir
dans la grisaille des tronches quotidiennes, ce soir tout le monde est enfin dans le même délire
puis les lumières et les voix baissent
un silence religieux, on se croirait à la messe
mais pas de curé ce soir, on est là pour du slam

enfin entre sur scène celui que tout le monde acclame

bien sûr c'est Grand Corps Malade, vous l'aurez déviné

le concert commence et la salle est charmée

par ce grand bonhomme à l'air paisible et calme

à qui, grâce à ses textes subtils et intelligents, du plus bel orateur on donnerait la palme

pendant près de deux heures on prend une leçon de français

bien mieux qu'au lycée pendant les cours de madame Le Fréssais

les spectateurs applaudissent et en redemandent
tout le monde est debout et crie à ne plus s'entendre
un concert plein d'optimisme et de joie de vivre

dont on ressort le coeur léger et la tête ivre

de tous ces mots qui se sont rencontrés le temps d'un concert

et que Grand Corps Malade à maîtriser comme Flaubert

après ce concert j'ai décidé de faire confiance à mes rêves et d'oublier mes cauchemars

car comme le dit Grand Corps Malade : "j'te jure ça peut chémar"


En écoute : "Ca peut chémar"

 
 

jedi mind tricks - servants in heaven, kings in hell

A tous ceux qui n'aiment pas le rap ou qui ne sont pas prêts à franchir le pas, passez votre chemin. Car ce que vous allez entendre risque de vous faire peur. A ceux qui veulent s'aventurer dans l'univers de Jedi Mind Tricks, soyez les bienvenus. Des samples subtils et puissants. Un flow rocailleux et rageur. Tels sont les ingrédients du hip-hop qu'affectionnent le duo qui composent Jedi Mind Tricks : le MC Vinnie Paz et le DJ Stoupe.


Cela fait 10 ans qu'ils occupent la scène rap underground américaine. Leur dernier "Servants in heaven, kings in hell",leur cinquième album, est considéré comme le plus abouti et le plus mature.
Mais jamais auparavent le groupe n'a fait l'unanimité. Souvent adulé, souvent critiqué, Jedi Mind Tricks n'a jamais suivi une ligne musicale continue. Après quelques passages "latino", le groupe revient à un rap plus "trash", plus direct dans ses sonorités et ses lyrics.

Je connais très peu leurs précédents albums mais je peux vous dire que cet album est une pure merveille. Les featurings sont nombreux et parfois étonnants. Se cotoient sur cet album des noms du rap indépendant tels R.A the Rugged Man ou Chief Kamachi et la nouvelle coqueluche de la scène folk et collègue de Sufjan Stevens, Shara Worden aka My brightest Diamond.

En écoute : "Black winter day"

 
 

le bootleg du lundi

bootleg.jpg

Cassius "Toop Toop" vs. Madonna "Into the groove"
by Loo & Placido




 
 

bobby mcferrin - don't worry, be happy

Rien à rajouter, tout est dans le titre...

 
 

g swing - swing for modern clubbing

Quelle bonne idée, ce projet ! Revisiter les standards black américains, de Ella Fitzgerald à Nina Simone, dans des versions électro jazzy et groovy est une sacrée perfomance et comme elle est admirablement réussie, on ne peut qu'aimer. Regroupés autour de Romain BNO et Etienne Mignard, des artistes électro tels Joakin, Lindstrom ou Julien Fabre, donnent un coup de jeune au swing d'antan. Des compiles comme "Blue Note revisited" avaient déjà fait l'expérience du "swing remixed". De manière plutôt inégale mais toujours très intéresante. Avec "Swing for modern clubbing", le résultat est punchy et suffisemment efficace pour se laisser entraîner sur le dancefloor et swinger jusqu'au bout de la nuit.

En écoute : "Diga Diga Doo" feat. DJ Brame

 
 

jamiroquaï - high times (the singles 1992-2006)

Trouvée complètement par hasard sur internet, cette compilation des singles de Jamiroquaï est assez plaisante. D'une part car la musique de Jamiroquaï n'a pas perdu une ride tout au long de ces 14 années. Et d'autre part car depuis son come-back l'année dernière avec "Dynamite", on avait envie de réentendre sur un seul et même album ses plus grands tubes. "High Times" est donc la compilation à avoir pour avoir un bon aperçu de l'univers new funk de Jamiroquaï. Un seul regret : seules les versions radio sont présentes - les versions albums sont tellement mieux...

En écoute : "Corner of the earth"

 
 

albert hammond jr. - yours to keep

Même si le nom ne vous dit pas grand chose, vous avez certainement déjà entendu Albert Hammond Jr. Avant de se lancer dans l'aventure d'un premier album solo, il est avant tout l'un des guitaristes de The Strokes. Et dès les premières notes de "Yours to keep", on reconnait son style. Et si l'on aime les Strokes (petite préférence pour le deuxième "Room on fire"), Albert Hammond Jr. ne tardera pas à nous convaincre. Et c'est peut-être ce que l'on pourrait lui reprocher. Un léger manque d'originalité et de distance par rapport à son groupe. Mais finalement, au terme de l'écoute de "Yours to keep", qu'importe si il y a une certaine ressemblance. Les mélodies sont belles, la guitare toujours aussi bien placée dans les morceaux. Un premier album charmant et prometteur.

En écoute : "Back to the 101"

 
 

le bootleg du lundi


Gwen Stefani "What you waiting for" vs. Indochine "Alice & June"





 
 

LaSélection d'octobre

LaSélection de novembre est arrivée.
Nouvelle présentation du player dans ma colonne de gauche. J'espère que tout le monde pourra le voir cette fois-ci.


01 agoria - baboul hair cuttin
02 bright eyes - we are nowhere and it's now

03 architecture in helsinki - it'5

04 champion - nggg

05 camille - là où je suis née

06 bonobo - recurring

07 herman düne - bristol

08 snoop dogg feat. b-real - vato

09 basement jaxx - hush boy

10 band of horses - the funeral

11 hard-fi - gotta reason

12 holden - ce que je suis

13 koop - come to me
14
james morrison - wonderful world
15
swollen members - pressure
16
counting crows - color blind
17
k - la petite léonine
18 shawn lee - mary jane (psaap remix)

19 shugo tokumaru - mist

20 nostalgia 77 - seven nation army


 
 

dj shadow - the outsider

"The Outsider", le nouvel album de DJ Shadow, est à la fois étonnant et intéressant. Etonnant car il diffère des ambiances musicales des précédents albums. Intéressant car cette "évolution" est de qualité.

Eloigné du hip-hop atmosphèrique de "The Private Press" ou de "Endtroducing" qui avait fait son succès, DJ Shadow s'intéresse ici aux vocals. Et en matière de featurings, il ne lésine pas sur la quatité et sur la qualité. Entre autres, Keak Da Sneak, David Banner, Q-Tip, E-40, les voix les plus "virulentes" du rap US.

"The Outsider" à la grande qualité de mélanger les sonorités musicales. "This time", le deuxième titre de l'album est le plus funky et dénote totalement de ce qui va suivre. Car jusqu'à la piste n°7, on entend un rap minimaliste où les vocals sont prédominants. Comme si DJ Shadow avait mélangé Spank Rock à Lil'Jon.
La deuxième moitié de l'album est teintée de rock. La guitare et la batterie sont présentes et le rap plus doux.

DJ Shadow amorce un virage à 180° mais le négocie avec brio. La production est impeccable et les morceaux d'une incroyable efficacité. DJ Shadow deviendrait-il un Danger Mouse à la française?

En écoute : "Turf Dancing"

 
 

arctic monkeys - leave before the lights come on

Après un premier album excellent et prometteur, un EP qui ne servait pas à grand chose si ce n'est retrouver quelques morceaux inédits, revoilà Arctic Monkeys. Le quatuor rocker venu d'Angleterre livre un nouveau single qui annonce certainement leur futur album. Dès la première écoute on reconnaît le style "arctic monkeys". La guitare électrique est toujours aussi acérée et la batterie plus qu'omniprésente. "Leave before the lights come on" laisse présager un second opus aussi brillant que le premier. Et comme le clip est sympa autant en profiter...

 
 

the polyphonic spree - lithium


The Polyphonic Spree, pour ceux qui ne connaissent pas, est la version moderne de la troupe "Hair", le côté "sex, drug & rock n' roll" en moins. Ce collectif est plus proche du groupe religieux que de l'orgie romaine. D'ailleurs, aux Etats-Unis, leur style musical est appelé "inspirational". Mais loin d'être une secte embrigadant les jeunes auditeurs, The Polyphonic Spree est une joyeuse troupe d'une vingtaine de chanteurs/musiciens qui aime à partager leur foi et leur joie de vivre à travers leurs chansons.

Malheureusement, ce collectif est très peu connu en France. Déjà 2 albums à leur actif et une ribanbelle de dates de concert aux Etats-Unis. Mais à quand quelques dates à Paris? Heureusement leurs disques se trouvent en import chez tous les bons disquaires. Et bientôt, on y trouvera leur 3ème album. Début 2007 normalement. "The Fragile Army", tel devrait être son nom, est précédé d'un EP comprenant deux titres exclusifs ainsi que des reprises de Nirvana, de The Psychedelic Furs et de Tripping Daisy. Ce petit aperçu musical laisse présager un très bon album.

Et pour vous le prouver, voici la reprise du "Lithium" de Nirvana. Tout simplement génial...


 
 

oxmo puccino & the jazzbastards - lipopette bar

Quand on fait un tour d'horizon du rap français, on est assez vite sceptique. Pourquoi? Parce qu'on a la vague impression d'entendre sans arrêt les mêmes choses : les points de vue politique contestataires, l'immigration, la discrimination, les banlieues... Rien de bien neuf, me direz-vous, depuis les BennyB qui chantaient "Je viens d'une cité soit disant mal fréquentée, où la PJ y passe les 3/4 de la journée..."

Loin de vouloir critiquer le rap français qui a porté ou porte encore en son sein de bons groupes tels que Assassin, NTM, Saïan Supa Crew, Abd Al Malik ou Hocus Pocus, il faut quand même avouer que l'on tourne un peu en rond.


Mais heureusement le nouvel album de Oxmo Puccino est enfin arrivé. Depuis son premier album en 1998, il se bonifie avec le temps. Repousse et détourne les sons habituels du hip-hop pour créer son propre univers et sa propre musique. Et à chaque album, un univers différent s'ouvre à nos oreilles.

Dans le "Lipopette Bar", le jazz est à l'honneur. Accompagné du Jazzbastards , Oxmo Puccino arrive à créer une ambiance très intimiste, à mélanger les sonorités jazzy des années 40/50, funky des années 70 et hip-hop d'aujourd'hui. il possède également une plume intelligente. Loin des textes communs, il préfère nous raconter des histoires, sortes de nouvelles à la fois drôles, ironiques, tristes et tellement réelles. Moins poète que McSolaar mais tout aussi doué dans le maniement des mots, Oxmo Puccino est un artiste brillant et intelligent dont les albums méritent plusieurs écoutes pour en découvrir toutes les subtilités. Et "Lipopette Bar" ne déroge pas à la règle.

En écoute : "Perdre et gagner"

 
 

le bootleg du lundi (by ben double m)


Pink "Get this party started" vs. Olav Bolaski "Opium"
by Ben Double M





 
 

fionn regan - the end of history

Il existe des artistes qui, malgré leur jeune âge, ont déjà un talent fou. Je ne parle pas de Lorie ou Priscilla (sans vouloir porter de jugement) mais de vrais artistes qui composent et écrivent leurs propres paroles et musiques. Fionn Regan fait partie de ceux-là.

Ce songwriter arrive de Dublin. Il faut le souligner car rares sont les artistes de sa génération et de son style qui nous viennent d'Irlande. Après deux EPs qu'il a lui-même produit, Fionn Regan se fait parrainé par le duo de Turin Brakes. Aujourd'hui il signe sur le label Bella Union son premier album qui nous rappelle les grandes heures de la musique Folk. Influencé par les sonorités de Nick Drake, Neil Young ou José Gonzales, Fionn Regan trouve sa place et donne l'impression d'être un vétéran dans son registre. Et comme tout chanteur de Folk qui se respecte, Fionn Regan ne vous emmènera pas sur le dancefloor mais vous bercera avec douceur et talent.

En écoute : "Be good or be gone"


 
 

LaSélection d'octobre (please wait...)

Ca y est, on est déjà le 2 octobre... La semaine dernière a été riche en émotion et je n'ai pas du tout eu le temps de m'occuper de LaSélection du mois d'octobre. Personnellement ce n'est pas bien grave car quelqu'un de plus important avait besoin de moi... Mais je vous entends déjà, vous, mes fans inconditionnels, crier au scandale : "Oui mais bon... On veut de la bonne musique pour égayer ce mois d'octobre!!!" Ne vouis inquiètez et soyez patients, je vous promets que l'erreur sera réparée dès le week-end prochain (lundi au plus tard)...

Et d'ici là :
DON'T WORRY, YOU WILL BE HAPPY!!