Cette semaine je ne parlerais pas de...
SHERIFA LUNA
Pourquoi? Euh... Sherifa? C'est qui??.... Hein? la gagnante de Pop Stars !? Ca existe encore cette émission? Et en plus y a un clip !? Ah merde...
Encore 3 semaines à attendre avant de pouvoir retrouver dans les bacs le "Alive 2007" de Daft Punk. Le temps sera long mais heureusement, le groupe nous offre déjà un premier single. Dommage qu'une version DVD du concert ne soit pas prévue.
Je vous en avais parlais il y a quelques semaines et ça y est, le premier album de Yael Naim est sorti la semaine dernière. Cette jeune fille fait une superbe pop mélangeant textes en anglais et en hébreu, car Yeal Naim est juive et aime la langue de ses origines. Loin des musiques populaires yiddish, la jeune chanteuse nous fait découvrir une nouvelle facette de la musique juive. Douce, légère et joyeuse.
Groupe de Johannesbourg, Tumi and the volume est emmené par Tumi Molekane, mélange entre poète et rappeur, accompagné par un trio guitare/basse/batterie. Leur musique est un doux mélange entre le funk, le rap, l'afrobeat et le jazz et le groupe revendique ses affinités pour la musique noire américaine et les rythmes africains. Tumi and the volume ? C'est comme si Fela Kuti, Miles Davis et les Roots s'étaient réunis. Que du bon...
D'habitude, je ne suis pas très fan des compilations des endroits hype de la capitale. Mais celles de l'Hotel Costes (tout comme celles du Buddha Bar) sont particulièrement réussies. Pour le dixième CD (tout de même) du luxueux hotel, c'est Stéphane Pompougnac qui s'est mis derrière les platines et qui nous sert ses morceaux préférés. Et la sélection est plutôt bonne, ne se laissant jamais aller dans l'électro pure et dure. Mais plus dans une électro accoustique, faite de guitare, de piano et autres instruments... Un bon disque à écouter durant les petites soirées romantiques d'hiver.
Pourquoi? Son dernier album qui doit sortir fin octobre est, comment dire..., plutôt inégal. Si le single "Gimme more" est efficace, Britney semble avoir perdu un truc en route (en plus de la garde de ses enfants et de sa culotte...). On a donc le droit à des titres qui veulent se la jouer à la Timbaland sans y parvenir. A une énième utilisation du sample du "Sweet dreams" des Eurythmics. A des chansons mélos sans émotion. Et le pire je crois reviens au titre "Right now (Taste the victory)" qui vaut le "Livin La vida Loca" de Ricky Martin. Celle que l'on pressentait devenir la future Madonna a encore du boulot. Ah oui, dernière chose : on ne voit même pas ses seins dans le clip soi disant non censuré de "Gimme more". Décevant Britney, décevant...
Cet album est mon coup de coeur de la semaine, peut-être même du mois. Jens Lekman nous vient du froid, de Suède plus précisément, mais sa musique réchauffe le coeur. Il ne faut pas se fier à la première n'est pas très représentative de l'ambiance musicale du reste de l'album. Soit une pop légère, acidulée, jouée à la guitare, au piano, le tout embellit avec de la flute, des carillons, des coconuts, etc... Certaines mélodies peuvent même faire penser à des musiques d'ambiance de séries tv américaines des 70's (dixit Coquillette qui à l'air de s'y connaître en "Croisière s'amuse").
Attention ! Ce mec a décidé de ne laisser aucune seconde de répis à ses auditeurs. "Spit at stars" débute et vous vous prenez une méchante leçon de rock dans les dents. Du haut de ses 23 ans, Jack Penate a déjà le charisme des plus grands. Hors du temps, il joue une sorte de rock coincé entre les 60's et les 70's, le tout avec la coupe de Johnny Depp dans 21 Jump Street. Ca va vite, c'est brillant, c'est puissant, du rock comme savent les faire les anglais. Jack Penate, à l'écoute de l'énergie que dégage les 11 titres de l'album, doit être un vrai trublion sur scène. Alors si vous avez envie d'aller le voir, il sera le 10 novembre à La Cigale dans le cadre du Festival des Inrocks. Avec Gossip et The Go! Team, ce qui ne gâche rien...
Question : Quel est le point commun entre le Canada et l'afrobeat? A première vue pas grand chose. Quand vous aurez écouté l'album du collectif The Soul Jazz Orchestra vous ne verrez pas non plus le point commun. Pourtant ce groupe est bel et bien canadien. Et croyez-moi, leur album "Freedom no go die" est le parfait remède contre le froid qui arrive. Que vous soyez au Canada ou en France. Ce merveilleux mélange de funk, de groove, salsa et soukous (la rumba africaine) , est emmené par cinq artistes tout aussi doués au chant qu'avec leurs instruments. Et dès les premières mesures de "Mista President", il vous sera difficile de résister aux rythmes endiablés et ensoleillés de The Soul Jazz Orchestra.
L'évènement de la semaine est la sortie du nouvel album de Radiohead. Je pourrais même dire double évènement tant la sortie de "In rainbows" est exceptionnelle. Le groupe qui n'a plus de maison de disques a décidé de sortir son disque de manière très originale. En se rendant sur le site www.inrainbows.com vous avez la possibilité d'acheter la version numérique de l'album au prix que vous décidez. Si vous voulez mettre une livre, vous pourrez télécharger l'album au même titre que celui qui aura décidé de le payer dix livres. En gros c'est un peu "A votre bon coeur m'sieurs dames..." Système assez flippant qui ferait presque passer le groupe à ceux que l'on voit tous les jours dans le métro. Bref, sachez également que le 3 décembre, l'album sortira de manière "physique" accompagné d'une ribambelle de cadeaux. Le tout au prix fixe de 60 euros...
Je ne pourrais pas vous parler de l'album de Philémon qui s'intitule "L'excuse". Pourquoi? Tout simplement car je ne l'ai pas écouté. Mais ce que j'ai pu entendre de ce nantais de 29 ans m'a donner un autre aperçu de ce que pouvait être le rap français. Après Hocus Pocus, serait-on en droit de penser que Nantes est le nouveau fief du rap français frais, original et intelligent ?
Avant de vous parler de The New Pornographers, je dois remercier une amie qui m'a parlé de ce groupe. Je me suis aperçu que je l'avais depuis quelques temps dans la discothèque mais je n'avais jamais pris le temps de l'écouter. Ce fut donc une bonne occasion. Et mon verdict est le suivant : The New Pornographers joue le rock que j'aime. Un rock mélodique teinté de pop, joué avec ces petits intruments qui vous rendent une mélodie encore plus belle (violons, carillons et compagnie...) J'ai toujours aimé la musique qui me permettais de me faire mes petits films dans ma tête, de me rappeler avec une joyeuse nostalgie quelques souvenirs. "Challengers" pourrait être une bande originale de film. Pour le côté bio, The New Pornographers est un groupe majoritairement canadien composé de huits membres et dont les influences sont Burt Bacharach ou Brian Wilson... The New Pornographers fait partie de ses "nouveaux" artistes talentueux qui nous enchantent avec leurs mélodies, Feist et Broken Social Scene en tête...
Les Inrocks ont mis une de ses chansons dans leur dernier sampler, et LaSélection, a mis en ligne depuis 15 jours son single "Foundations" dans sa playlist d'Octobre (voir colonne de droite)... Mais de qui s'agit-il allez vous me dire? Et bien de Kate Nash... Cette jeune femme est anglaise, tout juste âgée de 20 ans, s'est fait connaître grâce à MySpace et a bien décidé de ne plus se faire marcher sur les pieds par les mecs. Ca ne vous rappelle personne? Lily Allen bien sûr. Et bien Kate Nash fait partie de cette nouvelle génération que les anglais appellent les chav, où les chanteuses roulent des mécaniques comme des gangsta rappeurs, parlent crûment de sexualité... La musique de Kate Nash est une pop joyeuse se laissant aller parfois vers le hip-hop et le grimme. Certaines mélodies nous rappellent également les tubes de Mika. Mais loin de ses comparaisons, Kate Nash est une artiste à part entière qui nous balance sa douzaine de titres comme si elle avait déjà des années d'expérience. Ne serait-ce pas cette facilité et cette fraîcheur de chant qui plait aujourd'hui? Le Royaume-Uni n'est pas tendre en tous cas avec cette nouvelle génération d'artistes qui sont nés en marge de l'industrie musicale. Ce fut le cas pour les Arctic Monkeys, pour Lily Allen, les médias britanniques n'ayant pas hésités à littéralement cracher sur ses artistes. Il en est de même pour Kate Nash... Mais n'écoutons pas les médias, la musique est, finalement, quelque chose de très personnelle. Ecoutez Kate Nash, faîtes vous votre propre avis, il sera certainement le meilleur...
Certes Pete Doherty est plus souvent en couverture de la presse people (la rumeur dit qu'il ferait fumer du hasch à ses chats...) qu'en couverture des magazines musicaux. Mis à part ses levées de coudes et ses prises de substances euphorisantes, si il y a bien une chose pour laquelle Pete Doherty est tout aussi doué, c'est la musique. Alors on va faire simple!! Avec son groupe, les Babyshambles, Pete nous balance son rock pêchu, mélodique et festif en pleine gueule. Et pour le coup, la claque fait du bien. Avec un mec aussi instable, on aurait pu s'attendre à un album déstructuré mais comme à chaque fois (écouter les albums précédents...), les Babyshambles nous enchantent et réinvente le rock à leur manière. Comme à l'époque de The Libertines , Pete Doherty nous donne une leçon musicale. Ce mec est un génie...
Je ne vais pas vous représenter Beirut (il faut suivre un peu!), ou Zach Condon, ce jeune chanteur qui nous a enthousiasmé avec un premier album, "Gulag Orkestar", qui flirtait avec les sonorités musicales d'Europe de l'Est. Je vais juste vous dire (et essayer de vous convaincre) que son deuxième album est, une nouvelle fois, une belle réussite. Côté musique, on continue le voyage en Europe de l'Est, mais on se permet quelques détours par la France avec des titres comme "Nantes", "La banlieue", "Cliquot", "Un dernier verre (pour la route)" ou "Cherbourg".
Digne représentant d'un rap français "intelligent", Hocus Pocus est un groupe dont on parle peu. Et pourtant il mérite vraiment le détour. Leur premier album "73 Touches" était une petite merveille. Mélange de soul, de jazz, de funk et de groove, Hocus Pocus jouait en accoustique un hip-hop doux, mélodieux et drôlement intelligent, paroles à l'appui.
"Yellow Gauze", l'album né de la collaboration entre et Bibi TangaLe Professeur Inlassable est certainement ce qui est arrivé de mieux à la musique afro depuis quelques années. Je m'explique. Le premier donne à la musique africaine une tonalité free-jazz et funky tandis que le second bidouille des sons avec ses trois platines CD. Jusque là rien d'exceptionnel, me direz-vous. Mais quand on écoute "Yellow Gauze" on rejoint des contrées musicales peu explorées. Car ce n'est ni de la musique africaine, ni du jazz, ni de la soul et encore moins du funk. C'est un peu tout à la fois. Le duo a su, avec une très belle réussite, exploser les barrières de la musique africaine, tout du moins la modifier l'espace d'un album.
Voilà un disque bien sympa, tout frais comme on aime. Mélange de soul, de jazz, de groove et d'électro, "Turntable Soul Music" est un petit bijou sonore comme on aimerait en entendre plus souvent, un peu à la manière de DJ Vadim ou Wax Tailor. Rien à ajouter, juste à écouter...